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Acteur
Un acteur est un artiste qui incarne un personnage dans un film, dans une pièce de théâtre, à la télévision, à la radio, ou même dans des spectacles de rue. En plus de l'interprétation proprement dite, un acteur peut aussi danser ou chanter, selon les besoins de son rôle.
A consulter : Liste des acteurs et actrices
Historique
Le premier acteur serait le grec Thespus (ou Thespis) qui aurait joué en -534 au théâtre d'Athènes pour les fêtes de Dionysos et serait ainsi devenu le premier à interpréter des paroles, séparément du choeur, dans une pièce de théâtre. Avant lui, les histoires étaient racontées avec des danses ou des chansons, à la troisième personne, mais aucune histoire n'était racontée à la première personne.
Cet acteur était unique à l'origine et, seul protagoniste, il parlait avec le choeur. Le dramaturge grec Eschyle est le premier a avoir introduit un deuxième personnage, puis Sophocle en fit intervenir un troisième.
En France, les métiers du théâtre étaient réservés aux hommes, ce n'est qu'en 1603, à l'occasion d'une tournée théâtrale d'une troupe italienne qu'une femme, Isabella Andreini, eut le droit de monter sur scène.
Définition
L'acteur est celui qui met en acte, en action, le texte écrit par le dramaturge, et les situations organisées par le metteur en scène. C'est lui qui agit et donne la vie au personnage. Dans certains cas il peut être même l'unique créateur de son rôle, par exemple dans les spectacles d'improvisation comme la commedia dell'arte.
Aujourd'hui, par l'influence de l'anglais, l'usage tend à réserver parfois le terme « acteur » aux interprètes de cinéma et le terme « comédien » aux interprètes de théâtre. Littéralement, le comédien est un acteur plus particulièrement spécialisé dans la comédie (κωμωδία), de même que le tragédien est davantage spécialisé dans la tragédie (τραγωδία). Toutefois, le terme de « comédien » recouvre surtout une notion d'état, de métier, tandis que celui d'« acteur » recouvre une notion de rôle, de fonction.
L'acteur et son personnage
Il existe un ambigüité constante entre la personnalité du rôle et celle de son interprète. Paradoxe exposé notamment par Diderot. On raconte qu'un acteur romain du nom d'Ésope, emporté par la folie du personnage d'Oreste assassina un de ses partenaires, de même l'acteur Genest se serait converti, emporté par la foi de son personnage, et fut même sanctifié (pour avoir subi le martyr, et non pour sa passion du théâtre...). L'acteur change d'identité afin de pouvoir incarner tel ou tel autre personnage, cependant les cas de confusion mentale sont rarissimes et l'acteur doit rester lui-même pour créer artistiquement un caractère. L'identification à son personnage n'est jamais totale, sous peine de folie. L'acteur puise à la fois dans son vécu et son imaginaire pour créer un rôle. L'église, pendant des siècles, a vu d'un fort mauvais œil cette capacité de dissimuler ou transformer la nature profonde de son être, les acteurs étaient excommuniés à partir de l'an 398. Molière fut enterré à la sauvette, il faut attendre le XXe siècle pour qu'une actrice, comme Sarah Bernhardt par exemple, puisse avoir des obsèques nationales.
Le jeu de l'acteur
Le jeu de l'acteur intervient souvent en complément d'un autre art. S'il est partie intégrante des arts traditionnels (architecture, sculpture, peinture, gravure, musique), il peut aussi exister seul (une lecture de texte, un spectacle d'improvisation, par exemple) ou bien s'ajouter aux autres arts, notamment ceux où l'interprétation est séparée de la création : théâtre, télévision, cinéma…
Certains appellent le jeu de l'acteur le huitième art, place que d'autres attribuent à la télévision. Le huitième art serait donc l'art de la prestation.
Ainsi, lors des compétitions cinématographiques, les prix d'interprétation récompensent le huitième art alors que les autres récompensent le septième.
Article connexe
- Liste de cours d'art dramatique
Catégorie:Métier
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Film
Le cinéma (ou ciné, apocopes de cinématographe) est une projection visuelle en mouvement, le plus souvent sonorisée.
Notons toutefois qu'en raison de la diversité des films et de la liberté de création, il est difficile de définir ce qu'est le cinéma aujourd'hui.
Le fait de raconter une histoire avec des images en mouvement ne suffit évidemment pas à définir le cinéma, puisqu'il existe des films sans « histoires » : en un sens les documentaires mais dont certains sont aussi « scénarisés » (documentaires-fiction), et plus encore les films de poésie ou les films abstraits.
On a vu des films sans mouvement apparent (comme par exemple la Jetée de Chris Marker ou les cinétracts de mai 68) composés de photographies filmées, des films sans tournages (les films d'archives, ou les films expérimentaux de found footage dont les plus connus sont sans doute ceux de Martin Arnold), des films sans montage (films réalisés en tourné-monté, comme ceux de Georges Méliès ou des frères Lumière), des films sans son (les films muets bien sûr, mais aussi les films expérimentaux silencieux), et même des films sans images tel Weekend de Walter Ruttmann et l'Homme atlantique de Marguerite Duras
On ne peut sans doute plus se référer au seul médium pellicule (super 8, 16 mm, 35 mm, etc.), en raison des nouveaux modes de création et de diffusion (notamment vidéo et numérique) qui bouleversent le cinéma.
Le mot cinéma désigne également les salles ou complexes de salles dans lesquels les films sont diffusés. C'est un peu de là d'ailleurs que vient l'ambiguïté du mot. (Personne ne viendrait à confondre comme pour le medium télévision, le contenu et le contenant).
Le cinéma est enfin souvent dénommé septième art, comme la bande dessinée est dénommée neuvième art.
Histoire
Voir article détaillé: Histoire du cinéma
La première projection cinématographique payante eut lieu le 28 décembre 1895 au Salon Indien du Grand Café à Paris, avec notamment le film la Sortie de l'usine Lumière à Lyon. Ce sont les débuts du cinéma commercial et de l'industrie cinématographique. Exploité de front en salles et dans les fêtes foraines, le cinéma devient rapidement un art populaire.
Très vite, les frères Lumière envoient des cameramen à travers le monde pour en rapporter des scènes de la vie de tous les jours. C'est les débuts du cinéma d'actualités.
Première atteinte à la liberté de la presse, l'opérateur de Lumière, Félix Mesguich, est arrêté à New York en 1897 alors qu'il filmait une bataille de boules de neige. Dans le cadre de la guerre des brevets initiée par Edison, toute l'industrie cinématographique tombe sous le monopole du « Trust Edison » jusqu'en 1918.
Précurseur des effets spéciaux, du cinéma de fiction, d'un cinéma théâtral et d'un cinéma poétique, Georges Méliès, illusionniste de formation, réalise les premières fictions dotées d'effets spéciaux en trompe-l'œil (le Voyage dans la lune (1902) entre autres).
Dans les années 1910, le cinéaste américain David Wark Griffith a codifié les principes du langage cinématographique classique (montage alterné, variation des points de vue, insertion des gros plans dans les scènes éloignées, champ-contrechamp, etc.)
Jusqu'à la fin des années 1920, aucune bande sonore n'accompagne l'image sur la pellicule et c'est alors souvent un ou des musicien(s) présent(s) dans la salle de projection qui accompagne(nt) les films : on parle alors de cinéma muet (pour les films narratifs) ou de cinéma visuel (pour les films d'art, le cinéma pur), les dialogues des films narratifs étant retranscrits par des « cartons » appelés « intertitres », texte typographié inséré dans le film. Les films narratifs d'alors sont souvent accompagnés par un musicien voire un orchestre complet, et sont projetés dans des salles immenses : les salles actuelles sont en moyenne deux à quatre fois plus petites qu'à l'époque. Le musicien avait parfois une partition précise à interpréter, ou s'inspirait librement au besoin sur des airs connus (d'opéra italiens par exemple).
Les années 1920 avec les avant-gardes sont le véritable début du futur « cinéma expérimental » dont on peut dater la naissance par exemple avec le Manifeste de la cinématographie futuriste (1916) et le dadaïsme : des artistes s'emparent de ce médium naissant qu'est le cinéma, tels Fernand Léger, Man Ray, Germaine Dulac, Walter Ruttmann, Hans Richter, Viking Eggeling, etc. ainsi que des cinéastes : René Clair, Henri Chomette, Dziga Vertov, Joris Ivens.
De nombreuses tentatives ont été faites pour synchroniser le son et l'image, par exemple en calant le projecteur avec le sononographe. Le son a déterminé la cadence de projection autrefois aléatoire (16, 18, 25 images par secondes selon le bras du caméraman qui tournait la manivelle, ce qui provoque une accélération du mouvement lorsqu'ils sont projetés à la vitesse standard actuelle de 24 images par secondes).
À partir du Chanteur de Jazz en 1927, des sons (de la musique, puis des dialogues et des bruitages) peuvent être enregistrés et reproduits lors de la projection.
Avec la crise économique de 1929, le nombre de spectateurs diminue dans les salles : les majors (grandes compagnies de production) de Hollywood décident de créer un double billet. Pour le prix d'une entrée, les spectateurs peuvent voir deux films : un grand (la série A) et un petit. C'est le début des films de série B, dont les principaux objectifs sont d'être peu chers à produire, rapides à faire, pas trop longs (entre 50 et 70 minutes) et lucratifs.
Un des nombreux films novateurs de l'époque fut un film de propagande nazie, les Dieux du stade, une présentation des jeux olympiques de Berlin en 1936, glorifiant le peuple allemand et la prétendue « race aryenne ». La réalisatrice, Leni Riefenstahl, met pour la première fois des caméras sur des grues et crée le style et les cadrages des films ou reportages sportifs (le Triomphe de la volonté en est un exemple notable).
Les évolutions techniques majeures furent par la suite l'arrivée de la couleur et des formats larges dans les années 1950 (afin de donner plus d'ampleur au spectacle pour concurrencer la télévision), des formats étroits, l'allègement du matériel qui permit l'avancée du cinéma expérimental, du cinéma documentaire, et l'éclosion de la Nouvelle Vague en France, l'arrivée de la synthèse d'images informatiques dans les années 1990 et l'arrivée du son numérique dans la même période.
L'après-guerre voit la naissance du cinéma moderne qui rompt avec le classicisme hollywoodien en ce qu'il privilégie le document, le monde « tel qu'il est », dans toute son ambiguité ou son opacité, et refuse de doter le réel d'un sens préétabli, déjà dramatique, immédiatement lisible (néo-réalisme italien des années 1945-53, avec le cinéaste Roberto Rossellini, Rome, ville ouverte, 1945). Roberto Rossellini, avec Stromboli (1947), Europe 51 (1951) et surtout Voyage en Italie (1953), ouvrira la voie d'un cinéma où le monde n'a plus d'évidence, où le récit devient fragmentaire, hésitant et où le spectateur devient le seul garant du sens. Dans les années 1960, les nouvelles vagues française (François Truffaut, Jean-Luc Godard), italienne (Michelangelo Antonioni, Pier Paolo Pasolini), est-européennes (Milos Forman, Miklos Jancso, Andrei Tarkovski), allemande (Rainer Werner Fassbinder, Wim Wenders), nord et sud-américaines (John Cassavetes, Glauber Rocha) amplifient ce mouvement qui se caractérise par une nouvelle esthétique (montage haché, elliptique, ou au contraire plans très longs ; mélange de fiction et de documentaire) et de nouveaux sujets (jeunesse, crises existentielles, revendications politiques).
Dans les années 1960 apparaît aussi le cinéma underground américain intimement lié aux mouvements sociaux de l’époque. Ce cinéma se démarque de l’industrie professionnelle entre autre par l’emploi de la pellicule 16 mm et la création de coopératives qui lui donne une grande liberté et lui permet de contourner la censure. (voir : Jonas Mekas, Stan Brakhage, Andy Warhol, Carole Schneemann, Jack Smith)
À partir de 1965, le super 8 devient accessible au grand public. C'est la vrai naissance du cinéma amateur. Ce cinéma comprendra par la suite les films « de série Z », car réalisés avec encore moins de moyens que les films de série B. Comme le super 8, son infrastructure très légère, et son coût moindre, la vidéo, d'abord très lourde et réservée à un usage « professionnel », deviendra dans les années 1980 un médium privilégié, notamment pour les jeunes créateurs, permettant de faire par exemple des « journaux intimes filmés » (voir par exemple les films de Jonas Mekas, Lionel Soukas, No Sex Last Night de Sophie Calle ou bien Demain et encore demain, journal 1995 de Dominique Cabréra).
Il est à noter que les dénominations « série B » et « série Z », bien que dénotant un manque de moyen, ne sont pas nécessairement péjoratives et sont parfois revendiquées comme une contre-culture, par des cinéastes refusant d'entrer dans le moule des majors. Parmi les réalisateurs célèbres de séries Z, on peut citer par exemple Ed Wood, Roger Corman (qui lança Francis Ford Coppola, Martin Scorsese, Joe Dante et Jack Nicholson) et Peter Jackson bien avant le Seigneur des Anneaux). De même le cinéma expérimental, encore plus en marge de l'industrie cinématographe possède son histoire personelle et parallèle.
Dans la même lignée que le super 8, le 16 mm, et la vidéo, l'arrivée du numérique ajoute un médium à la palette des pratiques légères possibles (développement supprimé, tirage en laboratoire facultatif) et rend plus facile la postproduction d'effets spéciaux (par exemple l'Attaque des clones de George Lucas), ou la souplesse dans le montage (voir l'Auberge espagnole de Cédric Klapisch) et bien sûr la légèreté dans le tournage (les Glaneurs et la glaneuse, d'Agnès Varda ou la Vierge des tueurs de Barbet Schroeder).
Films
Suivant les pays, différents styles de cinéma apparaissent clairement. Les films produits en Europe et aux États-Unis prétendent montrer en général des scènes vraisemblables. Cela est différent pour le cinéma d'autres cultures, notamment les films produits en Inde, où la vraisemblance de l'action n'est pas primordiale.
Classification des films
Il y a plusieurs façon de classer les films. Cela peut se faire évidemment par pays, par réalisateurs, par acteurs, par titre, par durée.
Mais cela peut se faire aussi de manière plus théorique, par catégories, courants, techniques, et genres.
Pays
Chaque pays ou presque possède son cinéma. Voir:
- Cinéma national
Durée/métrage
Les films peuvent également être classés en fonction de leur durée :
- courts métrages : métrage inférieur à 1 600 mètres, soit environ une durée de 59 minutes en 35 mm.
- longs métrages : métrage supérieur à 1 600 mètres, autrement dit tous les films d'une heure et plus.
La notion de moyen métrage, utilisée fréquemment pour désigner de longs courts métrages ou des longs métrages ne dépassant pas 75 minutes, ne correspond à aucune dénomination officielle.
Catégories cinématographiques
Le classement par catégorie est un classement par types de films. Il y a autant de catégories qu'il y a de pratiques possibles.
Les principales catégories existantes sont :
- pré-cinéma
- Fiction (ou cinéma narratif)
- Documentaire
- Reportage (à l'époque où la télévision travaillait en pellicule)
- Essai cinématographique
- Cinéma expérimental (voir aussi Art vidéo)
- Cinéma amateur
- Cinéma scientifique
- Captation (danse, musique, théâtre…)
- Film publicitaire (ceux qui passent en salles)
- Film institutionnel
- Film X (voir aussi Film pornographique, cette dernière appellation relevant du genre)
Voir l'article détaillé : Catégorie cinématographique
Genres cinématographiques
Le classement par genre est un classement thématique.
Il y a autant de genres qu'il y a d'univers possibles.
Ces genres peuvent être traités par les différentes catégories cinématographiques.
Exemples : western, science-fiction, fantastique, comédie, horreur,film policier, thriller, théâtre filmé, film de danse, journal filmé, film abstrait, cinéma corporel, film documentaire..
Les films et séries télévisées de science-fiction par ordre alphabétique (titre français)
Voir l'article détaillé : Genre cinématographique
Techniques cinématographiques
Le cinéma peut être classé selon les techniques utilisées.
Exemples : cinéma d'animation, dessin animé, super 8, film de montage, found footage, film à clignotement…
Voir l'article détaillé : Technique cinématographique
Courants cinématographiques
Le cinéma peut aussi être classé par écoles, mouvements, styles, traitements cinématographiques, ou plus généralement par courants cinématographiques.
Exemples : Nouvelle vague, néo-réalisme, underground, Dogma, free cinéma, expressionnisme, Caligarisme, cinéma direct...
Voir l'article détaillé : Courant cinématographique
Divers
- Liste de films possédant plusieurs fins
Enjeux culturels et économiques
Bien qu'il ait été rejoint par la musique et dans une moindre mesure par le livre, le cinéma est le premier mode d'expression à s'être présenté à la fois comme une œuvre culturelle et artistique et comme un produit industriel destiné à la consommation de masse. Il a en effet, comme l'a analysé Walter Benjamin, la particularité d'être un art fondamentalement reproductible. Si cela signifie que le concept d'œuvre originale ne peut plus avoir le même sens que par exemple en peinture ou en sculpture, cela implique également qu'il soit possible de le diffuser à grande échelle.
Voulant s'éloigner de cet aspect industriel pour s'attacher à faire ressortir l'aspect artistique du cinéma, c'est tout un courant parallèle qui s'est mis en place, depuis l' avant-garde des années 1920, en passant par le cinéma underground américain, et jusqu'au cinéma expérimental tel qu'on le connaît aujourd'hui, dans des problématiques proches de celle de l'art vidéo ou de l'art plastique.
Techniques du cinéma
Glossaire des techniques cinéma
Voir aussi : Technique et grammaire cinématographique du cinéma narratif
Techniques de tournage
La méthode de reproduction est similaire à celle utilisée pour la photographie et repose sur l'impression d'une pellicule cinématographique (procédé argentique) par exposition à la lumière à l'aide d'une caméra. L'impression de mouvement est obtenue en multipliant les prises de vue à intervalles très rapprochés ; initialement de 16 images par seconde, la cadence fut augmentée à 24 i/s avec l'arrivée du cinéma sonore : en effet, la qualité du son (bande passante) dépend de la vitesse de défilement du film.
Pour plus de détails, voir l'article Techniques de tournage cinématographique.
Techniques de laboratoire
Le laboratoire est une phase importante de la création d'un film en pellicule. C'est pourquoi certains cinéastes développent eux-même leur films de manière artisanale.
Pour plus de détails, voir l'article Techniques de laboratoire cinématographique.
Techniques de montage
Le montage cinéma peut se faire à l'ancienne (aux ciseaux et au scotch) ou en montage virtuel via un ordinateur. Le montage à la colle est utilisé pour la conformation du négatif au labo.
Pour plus de détails, voir l'article Techniques de montage cinématographique.
Techniques de projection
Notons que la télévision fonctionnant à 25 i/s pour les systèmes PAL et SECAM (en raison de la fréquence du courant électrique domestique, 50 Hz), les films de cinéma sont légèrement plus courts et les sons légèrement plus aigus lorsqu'ils sont diffusés à la télévision.
Le phénomène de la persistance rétinienne permet d'entretenir la perception de la lumière reçue par l'œil lors du masquage du changement de photogramme qui est projeté immobile. L'œil perçoit donc la succession d'images présentées comme une scène se déroulant devant lui, entrecoupée des battements de paupières. L'illusion d'une image en mouvement résulte d'une tendance du cerveau à considérer que des images semblables sont des vues du même objet qui a changé ou s'est déplacé (on appelle ceci l'« effet phi »).
Après développement dans des laboratoires spécialisés, on fait défiler la pellicule devant une source de lumière blanche (projecteur) qui reproduit l'image animée (film) sur un support réfléchissant (en général un écran blanc).
Pour plus de détails, voir l'article Techniques de projection cinématographique.
Métiers du cinéma
Le cinéma peut être une pratique amateur, artistique, mais il est aussi un corps de métier à part entière.
Les principaux postes du cinéma industriel sont :
- scénariste
- réalisateur
- producteur
- acteur(s)
- techniciens
- opérateurs image
- opérateurs son
- décor et costumes
- post production
Voir l'article détaillé : Métiers du cinéma
Étapes de la fabrication d'un film
Les étapes comprennent une ou plusieurs des opérations suivantes (chaque opération étant plus ou moins facultative selon le type de film) :
- scénario
- storyboard
- repérage
- essai caméra
- tournage
- mise en scène
- laboratoire de cinéma
- développement
- intervention sur pellicule
- montage
- montage traditionnel
- montage virtuel
- post-production cinéma
- étalonnage
- musique
- générique
- effets spéciaux
- tirage
- distribution
- diffusion
- en salle
- télévision, dvd…
Voir l'article détaillé : Étapes de la fabrication d'un film
Institutions
Récompenses
Voir l'article détaillé : Récompenses de cinéma
Festivals
Voir l'article détaillé : Festivals de cinéma
Voir aussi
dans Wikipédia
- Wikipédia:Projet/Cinéma
- Comment rédiger une filmographie
- Liste des années de sorties des films
- Liste des catégories de cinémas nationaux
- Liste des revues et magazines de cinéma
- les Cahiers du cinéma
- Animation
- Bases de données cinématographiques de l'Internet
- Cinéma et vidéo amateurs
- Cinéma expérimental
- Codage audiophonique
- Chronologie du cinéma
- Formats de projection
- Nouvelle vague
- Son numérique
- Technique et grammaire cinématographique
- Théories du cinéma
sur la Toile
- / [http://french.imdb.com Internet Movie DataBase], voir également : Internet Movie Database
- [http://www.allocine.fr AlloCiné], voir également : AlloCiné
- [http://www.tribunes.com/tribune/alliage/22/demb.htm L'invention du Cinéma et L'affaire Le Prince]
- [http://www.cinergon.net Cinergon.net] site de la revue francophone d'esthétique du cinéma et d'analyse de l'image
- [http://cadrage.net Cadrage.net] revue francophone de cinéma
- [http://www.larevueducinema.net/ La Revue du cinéma] Site du journal en ligne, La Revue du Cinéma.
- [http://www.makingofeuropa.net News des films en tournage]
- [http://www.cinematheque.fr/ Site de la cinémathèque française]
- /// [http://www.exprmntl.net Exprmntl.net], encyclopédie générale d'art audiovisuel
- [http://www.festivalscine.com/ Carrefour des festivals]
- [http://www.lumiere.org/ lumiere.org] Le site de participants au forum usenet news:fr.rec.cinema.discussion
- [http://www.institut-lumiere.org/ Le site de l'Institut Lumière et du Musée Lumière à Lyon]
- [http://www.devildead.com/ Devildead, le cinéma fantastique sur DVD]
- [http://www.evil-web.com Evil-Web] Site sur les films d'horreur, gore et fantastique.
-
ja:映画
ko:영화
simple:Movie
zh-cn:电影
zh-tw:電影
Radio
La radiophonie, en abrégé radio est l'application de la radiodiffusion pour la transmission de son. En 1896, Marconi déposa son premier brevet de radiotéléphonie. En 1899, il réalisa la première émission de radio entre la France et l'Angleterre. Mais le véritable inventeur de la radio est bien le génie serbo-étasunien Nikola Tesla, qui gagna en 1943 son procès intenté à Marconi pour contrefaçons de brevets.
Technique
: Voir aussi : radiodiffusion#Technique
La radiophonie définit la transmission directe par radiodiffusion de sons : la voix humaine, la musique, d'émission de programmes structurés et organisés.
- Une station de radio est une installation qui émet des ondes électromagnétiques à l'aide d'un émetteur radio et d'une antenne. Une station commerciale transmet des programmes sonores de divertissement et, ou d'information.
- Un poste radio ou récepteur radio est un appareil permettant de recevoir les ondes radios pour en extraire la modulation.
- Un syntoniseur (ou tuner) est un récepteur seul, sans amplification ni haut-parleurs, qu'on relie à une chaîne Haute Fidélité, qui assure l'accord et la sélection du signal reçu par l'antenne ou transmis par un câble, sur une plage de fréquences, et démodule le signal le signal audio.
Pour la radiotransmission commerciale, différentes techniques de modulation des ondes sont utilisées :
- la modulation d'amplitude (AM) - voir radio AM
- la modulation de fréquence (FM) - voir radio FM
Depuis les années 90, différentes techniques de radiophonie à modulation numérique ont fait leur apparition - voir Radio numérique. Exemples:
- DRM Digital Radio Mondiale, système pour la radiodiffusion numérique en ondes courtes, moyennes et longues.
- DAB Digital Audio Broadcasting, système de radiodiffusion numérique pour les ondes ultra-courtes.
Programmes
Traditionnellement, les programmes d'une station de radio sont composés par une succession d'émissions. Depuis les années 1980, on parle aussi de formats, qui définissent une orientation générale d'une antenne (music'n'news, tout info, talk, adulte, etc...).
La couleur d'antenne, quant à elle, recouvre des notions plus intuitives, telles que le rythme ou le ton.
Stations radio
- La radio FM en France : article de fond
- La radio AM en France : article de fond
- La radio en France : article de fond
- La radio à Paris : article de fond
Il est possible d'écouter certaines radios en direct par le biais d'internet.
Visitez les radios disponibles sur Internet.
Voir aussi
- Catégorie de radios privées en France
- Radioamateur
- Citizen-band
- Radiotéléphonie
- Webradio
- Podcasting
- Roadcasting
Liens externes
- [http://ndaeuro.online.fr/gargot/index.htm Radiozone]
Radiophonie
Radiophonie
-
ja:放送
simple:Radio
th:วิทยุ
Arts du spectacleCatégorie:Arts du spectacle
Les arts du spectacle regroupent un grand nombre de disciplines donc l'objectif est la représentation devant un public.
Il s'agit de pratiques issues du théâtre, de la danse, du cabaret, du cirque ou encore du spectacle de rue.
- théâtre
- danse
- chant
- cirque
- chanson
- mime
- sketch
- spoken word
- marionnettes et théâtre d'ombre
- match d'improvisation
- clown
- prestidigitation
- pyrotechnie
- jonglerie
Liste des acteurs et actricesActeurs et actrices, liste des
534Catégorie:534
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Cette page concerne l'année 534 du calendrier julien.
Événements
- Le premier royaume de Bourgogne (Burgondes) créé en 442 est annexé par les Francs.
- Gaule : à la mort de Thierry Ier, Childebert Ier et Clotaire Ier tentent de se partager son royaume, mais les grands s’y opposent et soutiennent le fils de Thierry, Théodebert Ier. Théodebert et Childebert partent alors en guerre contre Clotaire.
- Italie : Mort du jeune roi des Ostrogoths, Athalaric. Sa mère Amalasonte, pour conserver le pouvoir, épouse son cousin Théodat qui devient roi (534-536).
- Les forces de Byzance conduites par Bélisaire conquièrent le royaume des Vandales en Afrique du Nord et capturent le roi vandale Gélimer. La plus grande partie de l'Afrique du Nord est maintenant sous le contrôle de Byzance.
- Bélisaire réorganise l’Afrique récemment conquise. Dès son départ, les Berbères se révoltent, les uns en Byzacène conduits par Iabdas, roi des sédentaires de l’Aurès, les autres en Numidie, conduits par Cutzinas, chef des nomades de Tripolitaine.
- Hiéroklès publie un Répertoire des villes et provinces de l'Empire byzantin.
- La dynastie Wei du Nord se divise en deux branches qui se partagent le Nord de la Chine : Dynasties des Wei de l'Ouest (534-557) et des Wei de l'Est (534-550).
- Brunehaut : future reine d'Austrasie (décès 613)
- 2 octobre : Athalaric, roi des Ostrogoths
als:534
ko:534년
Athènes
Athènes (en grec ancien Ἀθῆναι / Athễnai — le nom est toujours pluriel —, en grec moderne Αθήνα [a'θina] / Athína) est la capitale de la Grèce, ainsi que sa ville principale. La cité est renommée pour son passé glorieux, sous la Grèce antique notamment.
Grèce antique
Carte d'identité
- Population : 3 753 726 habitants au recensement de 2005 (agglomération) ; 729 137 habitants (ville) ;
- Coordonnées : 37°54' Nord ; 23°44' Est ;
- Altitude :varié - de 0 m à 1 km avec l'agglomération (il y a 3 montagnes autour de la ville) ;
- Superficie : km² ;
- Maire : Dora Bakoyannis (parti Nea Dimokratia) ;
- 54 municipalités (cf. ci-dessous).
Étymologie
- Le pluriel du mot Athènes, d'après Thucydide, est une trace des anciens villages qui fusionnèrent pour fonder la cité (voir synœcisme).
- En grec ancien, la cité s'appelait Ἀθῆναι / Athễnai et c'est sous ce nom qu'elle est devenue la capitale de l'État grec moderne. Cependant, depuis l'abandon de la katharevousa, dans les années 1970, la forme moderne Αθήνα Athína est devenue le nom officiel de la ville (et de la mégalopole).
Population
La mégalopole athénienne est le principal foyer de population en Grèce, avec 3,7 millions d'habitants, sur un total de 10 millions de Grecs environ.
Grèce
Évolution de la population à travers les âges :
- Antiquité : 300 000
- 1853 : 30 600
- 1879 : 65 500
- 1896 : 123 000
- 1925 : 443 000
- 2001 : 3 761 810
La cité moderne d'Athènes est constituée de villes et villages autrefois distincts, qui avec l'expansion démographique du ont fini par former une mégalopole. Celle-ci comprend aujourd'hui 54 municipalités, la plus importante étant la ville d'Athènes (Dhimos Athinaïon), avec près d'un million d'habitants (la deuxième étant Le Pirée). Le nom dAthènes peut ainsi désigner la mégalopole entière (aussi appelée le grand Athènes) ou la ville d'Athènes, ou même juste le centre-ville. Voir ci-dessous la liste des municipalités.
Géographie
Athènes s'étend sur la plaine d'Attique, dominée par le mont Aegalien à l'Ouest, le mont Parnitha au nord, le mont Pentélique au nord-est, le mont Hymettus à l'est, et le golfe Saronique au sud-ouest. En raison de ces limites naturelles, il est peu probable de voir la mégalopole s'étendre beaucoup plus qu'elle ne l'est aujourd'hui. Par ailleurs, la géomorphologie d'Athènes contribue beaucoup aux problèmes de pollution atmosphérique dont elle souffre aujourd'hui (la mégalopole de Los Angeles aux États-Unis connaît la même géomorphologie et les mêmes conséquences).
Les terres sont rocailleuses et peu fertiles. La ville antique était groupée au pied de l'Acropole. Dans l'Antiquité, le port du Pirée (en grec, Pireas) était une ville bien distincte mais il fait aujourd'hui partie de la mégalopole.
Le centre de la ville moderne est la place de la Constitution, où se situaient autrefois notamment le palais royal et le Parlement. La plupart des monuments et musées se situent également dans ce quartier.
Les parties nouvelles de la mégalopole sont pour la plupart en béton gris et souffrent d'un manque d'espaces verts.
Histoire
Antiquité
Voir l'article détaillé : Athènes antique.
Athènes antique
Des traces d'occupation humaine sont attestées dès le néolithique sur le site de l'Acropole (voir Pélasges). Mais ce n'est que suite aux invasions ioniennes que l'Attique fut organisée en cités, parmi lesquelles Cécropia, la future Athènes.
Athènes fut fondée formellement vers 800 avant notre ère par le synœcisme de plusieurs villages, partiellement préservés par l'invasion des Doriens. Ce faisant, en tirant parti de la forteresse naturelle de l'Acropole, ils purent résister aux hordes de pillards qui terrorisaient la région. Le pluriel du mot Athènes, d'après Thucydide, est une trace des anciens villages qui fusionnèrent pour fonder la cité. Selon la légende, c'est le héros Thésée, terrasseur du Minotaure, qui dirigea cette unification de l'Attique.
Attique
Athènes était l'une des cités dominantes en Grèce au cours du I millénaire avant J.-C. Son âge d'or fut atteint sous Périclès, au , où sa domination était à la fois politique (ligue de Délos), financière (grâce aux mines d'argent du Laurion et au tribut), militaire et culturelle. C'est à cette époque qu'Athènes fut qualifiée de « capitale (ἄστυ [astu]) de la Grèce » (Isocrate). Rapidement, Athènes transforma la ligue de Délos en un véritable empire qui fut dissout à la fin de la guerre du Péloponnèse qui l'opposa à Sparte.
La bataille de Chéronée remportée en 338 av. J.-C. par Philippe II fit entrer Athènes dans le nouvel empire macédonien. La cité, qui demeura le grand foyer de la civilisation grecque, bénéficia jusqu'au de nouveaux aménagements et de travaux d'embellissement menés sous la houlette de Lycurgue. Après la mort d'Alexandre le Grand en 323 avant JC et le découpage de l'empire macédonien, la ville, encore sous domination des rois de Macédoine, sombre dans l'oubli.
Conquise par le Romain Sylla, en 86 av. JC, Athènes perdit ses remparts et son rôle politique mais resta néanmoins un véritable phare intellectuel grâce à la pax romana qui s'instaura. Séduits par la culture et l'art de vivre athéniens, les Romains en copièrent les œuvres d'art et les mœurs et ne cessèrent d'embellir la ville : la tour des Vents, le temple de Rome et d'Auguste sur l'Acropole, l'agora romaine, le théâtre de l'Odéon dans l'ancienne agora sont parmi les monuments édifiés à cette époque. Aux alentours de l'an 1, la ville comptait ainsi environ 300 000 habitants.
À partir de 53, les prêches de saint Paul devant l'Aréopage ne donnèrent qu'un faible écho au christianisme à Athènes ; il réussit cependant à convertir un membre du vénérable tribunal, Denys l'Aréopagite, premier évêque et martyr de la ville. Plus tard, l'empereur Hadrien (117-138), particulièrement attaché à la Grèce, continua les travaux d'urbanisme de ces prédécesseurs : la bibliothèque qui porte son nom, l'Olympiéion (temple de Zeus), un gigantesque stade en marbre situé au-delà de l'Ilissos, de nouvelles routes, et des aqueducs furent construits sous son règne.
Moyen Âge
Sous l'Empire byzantin, Athènes perdit une grande partie de sa gloire pour ne devenir qu'une petite ville de province. Après l'établissement de l'empire latin de Constantinople en 1204, les Français mirent en place un duché d'Athènes qui fut conquis par des aventuriers catalans, les Almugavares, avant d'être repris par des Florentins.
Renaissance
En 1458 la ville tomba entre les mains de l'Empire ottoman et sa population déclina fortement, chose qui s'aggrava avec le déclin de l'Empire lui-même. Des quartiers entiers de la ville furent détruits entre le et le dans des guerres de factions.
Ère industrielle- siècle
La ville était quasiment inhabitée lorsqu'elle fut proclamée capitale du Royaume de Grèce le 1 décembre 1834, mais elle fut rebâtie dans les décennies qui suivirent. Un afflux de réfugiés, plus d'un million, en provenance de l'Asie Mineure suite à la guerre contre la Turquie entraîna dans les années 1920 la construction de quartiers entiers. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ville fut occupée par l'Allemagne nazie et sa croissance a été très faible pendant les premières années post-guerre. Puis la cité recommenca à croître.
L'entrée de la Grèce dans l'Union européenne en 1981 apporta de nouveaux investissements à la ville. Enfin, l'accueil des Jeux Olympiques d'été de 2004 a été le moteur de nombreux travaux d'infrastructure.
Influence culturelle
C'est à Athènes que sont notamment nées la démocratie et la philosophie. De fait, la civilisation athénienne est l'un des fondements de la culture européenne et c'est en mémoire de cela que le projet de constitution européenne cite en préambule l'historien Thucydide :
:Χρώμεθα γὰρ πολιτείᾳ [...] καὶ ὄνομα μὲν διὰ τὸ μὴ ἐς ὀλίγους ἀλλ' ἐς πλείονας οἰκεῖν δημοκρατία κέκληται.
:Notre Constitution... est appelée démocratie parce que le pouvoir est entre les mains non d'une minorité, mais du plus grand nombre.
Athènes a également été le centre culturel de la Grèce classique, et ce dans tous les domaines. Sa conception du beau et du bon a influencé durablement le reste du monde grec, puis romain, et enfin l'Occident.
- sculpture (Phidias, Céphisodote, Praxitèle, Léocharès)
- céramique
- théâtre (Eschyle, Sophocle, Euripide, Aristophane)
- rhétorique (orateurs attiques)
- histoire (Thucydide)
- philosophie (Socrate, sophistes, Platon)
- architecture (constructions de l'Acropole).
Athènes a accueilli les premiers Jeux Olympiques modernes en 1896, en souvenir des Jeux Olympiques de la Grèce antique. La ville a accueilli de nouveau les Jeux d'été en 2004. Outre le succès sportif et médiatique de l'évènement, ils permettront peut-être d'accroître les investissments étrangers en Grèce en prouvant la capacité du pays à gérer de grands projets.
Transports
2004
Athènes dispose d'un réseau dense de trolleybus et d'autobus. Afin de lutter contre la pollution, une part croissante des autobus fonctionne au gaz naturel pour véhicules (GNV). Le métro, dont la première ligne, nommée ISAP, date de 1904, a été complété en 2000 par deux lignes modernes et s'étend jusqu'à l'aéroport. Une ligne de tramway est en construction et a été mise en service pour les Jeux olympiques de 2004. Un RER, de type français relie également la gare centrale (Larisis) à la banlieue attique en direction de l'aéroport - il emprunte la même voie que le métro entre Doukissis Plakentias et l'aéroport international Elefthérios-Vénizélos. Ce dernier, construit par une entreprise allemande, est très récent et a remplacé l'ancien Elliniko. À ces transports en commun, il faut ajouter les taxis, omniprésents dans la capitale héllène.
Avant ces développements, se déplacer à Athènes s'avérait très problématique, que ce soit à cause de la vétusté des équipements ou de la lenteur du trafic. Un apport des JO de 2004 consiste donc en ce réseau efficace métro-tramway-bus qui semble avoir apporté une solution au problème du transport athénien. Néanmoins, le tramway n'est pas prioritaire sur le reste du trafic, ce qui occasionne une certaine lenteur et entrave ainsi ses performances.
Lieux d'intérêt
Monuments et musées
JO de 2004
- le Parthénon et l'Acropole ;
- L'Agora d'Athènes (centre névralgique de la cité antique) et son temple ;
- l'Agora romaine et la Tour des Vents (une horloge hydraulique construite au );
- le Théséion ;
- le théâtre de Dionysos ;
- le stade Panathénaïque, refait par Hadrien et Hérode Atticus et rénové en 1896 ;
- le Musée national, avec ses magnifiques collections de sculptures, céramiques et poteries de la Grèce antique ;
- L' Olympion, ou temple de Zeus.
Institutions
- Université nationale capodistrienne d’Athènes
- Université d’Économie d’Athènes
- École française d'Athènes : institution renommée pour ses travaux archéologiques.
- port du Pirée.
Divers
- le grand marché d'Athènes ;
- le marché aux puces de Monastiraki ;
- les rues de Kolonaki avec ses boutiques chic et ses musées d'art contemporain ;
- le mont Lycabette, d'où l'on a une vue panoramique de la ville ;
- le quartier du Plaka, l'un des plus animés d'Athènes ;
- la place Syntagma et l’ancien Palais Royal qui abrite le Parlement.
Célèbres natifs
Universités
- l'université nationale capodistrienne d’Athènes est la plus ancienne université du pays ; elle fut fondée en 1837.
- [http://www.ntua.gr École Polytechnique d’Athènes]
- Université agronomique d'Athènes
- [http://www.hua.gr/ Université de Harokopio]
- Université d’Economie d’Athènes
- [http://www.panteion.gr Université Panteion de Sciences politiques et sociales]
- [http://www.asfa.gr École des Beaux Arts d’Athènes]
- [http://www.unipi.gr Université du Pirée]
Administration
Municipalités
Les 54 municipalités (dont 45 villes — Δήμος — et 3 communautés — Κοινότητα) qui forment la mégalopole d'Athènes (l'Attique) sont (par ordre alphabétique grec, liste incomplète) :
Université d’Economie d’Athènes
- Saint Anargyron (Δήμος Αγίου Αναργύρων) ;
- Sainte Barbara (Δήμος Αγίας Βαρβάρας) ;
- Saint Dimitris (Δήμος Αγίου Δημητρίου) ;
- Sainte Paraskevi (Δήμος Αγίας Παρασκευής) ;
- Athènes (Δήμος Αθηναίων) ;
- Aigaleo (Δήμος Αιγάλεω) ;
- Alimos (Δήμος Αλίμου) ;
- Maroussi (Δήμος Αμαρουσίου) ;
- Argyroupoli (Δήμος Αργυρούπολης) ;
- Vrilissia (Δήμος Βριλησσίων) ;
- Byrona (Δήμος Βύρωνα) ;
- Galatsi (Δήμος Γαλατσίου) ;
- Glyphada (Δήμος Γλυφάδας) ;
- Daphni (Δήμος Δάφνης) ;
- Elliniko (Δήμος Ελληνικού) ;
- Zographou (Δήμος Ζωγράφου) ;
- Ilioupoli (Δήμος Ηλιούπολης) ;
- Iraklio (Δήμος Ηρακλείου) ;
- Ilion (Δήμος Ιλίου) ;
- Kallithéa (Δήμος Καλλιθέας) ;
- Kessariani (Δήμος Καισαριανής) ;
- Kamatéros (Δήμος Καματερού) ;
- Kiphissia (Δήμος Κηφισιάς) ;
- Lycovrysi (Δήμος Λυκοβρύσεως) ;
- Mélissia (Δήμος Μελισσίων) ;
- Métamorphosi (Δήμος Μεταμορφώσεως) ;
- Moschato (Δήμος Μοσχάτου) ;
- Nouvelle Érythrée (Δήμος Νέας Ερυθραίας) ;
- Nouvelle Ionie (Δήμος Νέας Ιωνίας) ;
- Nouvelle Smyrne (Δήμος Νέας Σμύρνης) ;
- Nouvelle Philadelphie (Δήμος Νέας Φιλαδέλφειας) ;
- Nouvelle Halkidona (Δήμος Νέας Χαλκηδόνας) ;
- Nouveau Psychiko (Δήμος Νέου Ψυχικού) ;
- Papagou (Δήμος Παπάγου) ;
- Peristeri (Δήμος Περιστερίου) ;
- Petroupoli (Πετρούπολης) ;
- Pefki (Δήμος Πεύκης) ;
- Phaliro (Δήμος Π.Φαλήρου) ;
- Tavros (Δήμος Ταύρου) ;
- Ymittos (Δήμος Υμηττού) ;
- Philothéi (Δήμος Φιλοθέης) ;
- Chaïdari (Χαϊδαρίου) ;
- Chalandri (Δήμος Χαλανδρίου) ;
- Cholargos (Δήμος Χολαργού) ;
- Psychiko (Δήμος Ψυχικού)
- Ekali (Κοινότητα Εκάλης).
- Nouvelle Pentéli (Κοινότητα Νέας Πεντέλης) ;
- Pentéli (Κοινότητα Πεντέλης) ;
- Le Pirée (Πειραιάς).
Jumelages
Athènes est jumelée ou a des partenariats avec les villes suivantes :
- Chicago, États-Unis, depuis 1997 ;
- Los Angeles, Californie, États-Unis ;
- Montréal, Québec, Canada, depuis septembre 1997
- Paris, France, depuis 2000.
Voir aussi
Articles connexes
- Démocratie athénienne
- Grèce
- L'Agora d'Athènes
- Complexe olympique d'Athènes
- Jeux Olympiques d'été de 1896
- Jeux Olympiques d'été de 2004
Ressources externes
- [http://www.cityofathens.gr/ Site de la ville d'Athènes] ;
- [http://www.in.gr/directory/default.asp?lngInfoChannel=4979 Sites des municipalités d'Athènes] ;
- [http://www.tv5.org/TV5Site/athenes/ Dossier Athènes sur le site de TV5] ;
- [http://wikitravel.org/fr/Ath%c3%a8nes Athènes sur Wikitravel].
-
ja:アテネ
ko:아테네
simple:Athens
th:เอเธนส์
zh-min-nan:Athína
Dionysos
Dans la mythologie grecque, Dionysos (en grec ancien Διώνυσος / Diốnusos ou Διόνυσος / Diónusos) est le dieu de la vigne, du vin et de ses excès. Il est le fils de Zeus et de la mortelle Sémélé. Les Romains l'ont assimilé au pâle Bacchus. Selon les listes, il fait partie ou non des douze Olympiens, bien qu'il ne vive pas sur le mont Olympe (c'est essentiellement un dieu errant).
Le mythe
Excitée par la jalousie d'Héra, Sémélé, fille du roi de Thèbes, veut contempler son amant Zeus dans toute sa majesté. Lié par un serment, Zeus ne peut s'y soustraire, et Sémélé, simple mortelle, meurt foudroyée. Zeus alors tire son fils du ventre de sa mère, et s'entaillant la cuisse, y coud l'enfant, pour mener sa gestation à terme.
C'est l'origine de l'expression « être né de la cuisse de Jupiter ». C'est aussi une étymologie proposée pour Dionysos (« deux fois né »). La cuisse pourrait être une désignation euphémique pour les organes sexuels (procédé courant, voir par exemple le français « bas-ventre »), Dionysos peut donc être considéré comme issu directement du sperme (ou de l'urine ?) de Zeus.
Pour le soustraire à la vengeance d'Héra, il est confié à sa tante Ino (sœur de Sémélé) et à son époux, Athamas. Mais Héra les rend fous et ils tuent leurs enfants. Ino se jette à la mer avec le cadavre d'un de ses fils : ils sont transformés en divinités marines, Leucothée et Palémon.
Dionysos est ensuite confié aux nymphes, sous la direction de Silène, sur le mont Nyséion, en Thrace, c'est-à-dire, pour les Grecs, en Asie. Pour échapper à Héra, il est transformé en chevreau.
Il mène une adolescence mouvementée : selon l'Iliade, il est d'abord poursuivi par Lycurgue, puis est fait prisonnier par des pirates tyrrhéniens, auxquels il n'échappe qu'en réalisant d'effrayants prodiges (Hymnes homériques). Son culte excite d'abord les railleries, et il doit châtier les filles d'Éleuthère ainsi que Penthée, roi de Thèbes, pour cela. Dionysos est, avec Apollon, un dieu qui se manifeste par épiphanies (apparitions) : éternel voyageur, il surgit par surprise. Il se présente toujours comme un étranger, courant le risque de ne pas être reconnu.
Dans le panthéon grec, Dionysos est un dieu à part : c'est un dieu errant, un dieu de nulle part et de partout. À la fois vagabond et sédentaire, il représente la figure de l'autre, de ce qui est différent, déroutant, déconcertant, anomique.
Le retour de Dionysos chez lui à Thèbes, s'est heurté à l'incompréhension et a suscité le drame aussi longtemps que la cité est demeurée incapable d'établir le lien entre les gens du pays et l'étranger, entre les autochtones et les voyageurs, entre sa volonté d'être toujours la même, de demeurer identique à soi, de se refuser à changer, et, d'autre part, l'étranger, le différent, l'autre.
Il est rarement associé à la geste olympienne. Il se contente de prendre part à la Gigantomachie, et négocie auprès d'Héphaïstos la libération d'Héra prise au piège par ce dernier.
Fonctions
Dionysos est avant tout un dieu de la végétation arborescente et de tous les sucs vitaux (sève, urine, sperme, lait, sang), comme en témoignent ses épiclèses de Φλοῖος / Phloĩos (« esprit de l'écorce ») ou encore de Συκίτης / Sukítês (« protecteur des figuiers »). Il se spécialise ensuite dans la vigne, qu'il est censé avoir donnée aux hommes, ainsi que dans l'ivresse et la transe mystique. Ses attributs incluent tout ce qui touche à la fermentation, aux cycles de régénération. Il est fils de Sémélé, avatar de la déesse phrygienne de la terre, amant d'Ariane, déesse minoenne de la végétation, et le compagnon des nymphes et des satyres. Il est également fréquemment associé au bouc et au taureau, animaux jugés particulièrement prolifiques.
Il est surtout le père de la comédie et de la tragédie (du grec τράγος / trágos, « bouc »). C'étaient au départ des sortes d'« illustrations » du culte, qui se donnaient au théâtre grec au cours des Dionysies, en présence de ses prêtres (comme les mystères que l'on jouait au Moyen Âge sur les parvis des cathédrales). Elles avaient une forme littéraire scandée particulière, le dithyrambe. Les chants et musiques dionysiaques font appel aux percussions et aux flûtes. Ils sont dissonnants, syncopés, provoquent la surprise et parfois l'effroi. En ce sens, il est l'antithèse d'Apollon, qui patronne l'art lyrique et l'harmonie. D'ailleurs les flûtistes (aulètes) étaient perçus comme des bateleurs et non des musiciens, car l'usage de l'instrument déformait leur bouche, ce qui heurtait l'esthétique grecque et donnait lieu à des plaisanteries.
La liturgie et les cultes
dithyrambe
Les Grecs considéraient Dionysos comme une divinité étrangère, ainsi que l'indique l'attribut du bonnet phrygien, qu'il partage avec Mithra. On a parlé d'une origine indienne et mésopotamienne. Le décryptage par Evans des tablettes en linéaire B découvertes dans les palais mycéniens a cependant révélé que le nom de Dionysos figurait dans la liste des divinités grecques dès l'époque archaïque.
Il semble qu'à l'époque pré-olympienne, son culte soit à rapprocher des cultes agro-lunaires et chtoniens. Eusèbe de Césarée, auteur chrétien, a évoqué des sacrifices au cours desquels on dépeçait la victime vivante (d'où l'épiclèse dOmadios) pour la consommer.
Dionysos est un dieu très répandu et très populaire dans toute l'Antiquité. On trouve de nombreux temples tout autour du bassin méditerranéen, qui voisinent avec ceux des plus grands dieux.
Son culte public donnait lieu aux fêtes des « Dionysies », mais il existait aussi un important culte secret, représenté par des Mystères, comportant des cérémonies initiatiques. Il est souvent accompagné d'un groupe de satyres, de ménades, de panthères, de boucs, d'ânes et du vieux Silène, formant le « cortège dionysiaque ».
Le culte privé avait lieu entre initiés, c'est un culte à Mystères. Le regroupement de ces initiés porte le nom de thiase. Les thiases pratiquaient un culte caché et initiatique, souvent dans des cavernes et la nuit, au cours desquels on initiait les nouveaux membres du thiase, et qui officiaient dans la dimension ésotérique de la résurrection du dieu. On manque de sources pour savoir ce qui s'y passait exactement, mais ces cérémonies secrètes et nocturnes ont perduré jusque sous l'empire romain. Elles comportaient des sacrifices, mais aussi des délires dus à l'ivresse ou à la consommation de drogues végétales, et des excès de toutes sortes, notamment sexuels. Un scandale retentissant a fait interdire ces cultes par un sénatus consulte en 186.
Enfin il faut signaler l'existence d'une résurgence contemporaine du culte de Dionysos. Il existe ainsi plusieurs thiases aux États-Unis, et quelques-uns en Europe.
Iconographie
thiase]
Il existe d'innombrables statues de Dionysos, à l'époque où il était un dieu révéré. On trouve également nombre de mosaïques à énigme, car il était courant pour un initié un peu riche de le faire savoir au sol d'une pièce publique de sa maison. Enfin des scènes évoquant ses aventures sont souvent présentes sur des sarcophages ou bas-reliefs, car il avait une importance dans la perception de la mort et de la renaissance.
Lorsque son culte s'est éteint, ses représentations ont souvent repris la confusion avec Bacchus, et il faut attendre le Symbolisme pour le voir réapparaitre avec le thyrse dans la peinture d'un Siméon Solomon.
Épiclèses, attributs & sanctuaires
- épiclèses :
- Δενδρίτης / Dendrítês, protecteur des arbres ;
- Ὠμάδιος / Omádios, qui aime la chair crue ;
- Φαλληνός / Phallênós, garant de la fécondité ;
- Φλοῖος / Phloĩos, esprit de l'écorce ;
- Συκίτης / Sukítês, protecteur des figuiers ;
- épithètes : « au bruyant cortège »
- attributs : L'attribut majeur et personnel de Dionysos est le thyrse, qu'il tient à la main ou qu'on trouve à ses pieds ou dans son cortège. Ses plantes principales sont le pin et le lierre, ansi que leurs fruits, la pomme de pin et les baies de lierres, dont il est souvent couronné. Ces plantes sont une apparente exception dans la nature, car elles sont toujours vertes au cours de l'année, et ne semblent pas perdre leurs feuilles, ce qui renvoie aux résurrections du dieu. On notera aussi que les vrais fruits du pin sont cachés dans la pomme, et que les baies de lierre, toxiques, entraient dans la fabrication d'une bière que consommaient les ménades, et qui contribuait à leur transe. On trouve aussi le grenadier et la grenade, le figuier et les figues (le grenadier est issu du sang du dieu, ses fruits mûrissent en hiver, et Perséphone reste liée aux enfers pour en avoir mangé ; le figuier est associé à la vie cachée dans le monde méditerranéen, car il pousse spontanément là où il y a de l'eau souterraine et révèle les sources).
:Comme il a apporté la vigne et le vin aux hommes, on trouve également la vigne et le raisin, la coupe à boire. Mais il s'agit plutôt d'une contamination avec Bacchus, son équivalent romain.
:Le bonnet phrygien rappelle son origine asiatique. On trouve aussi la flûte, les cymbales et les tambourins.
- animaux associés : le bouc, la panthère, l'âne.
- temples majeurs : Athènes, Éleusis, Smyrne, Éphèse.
- fêtes en son honneur : Dionysies, Anthestéries
Voir aussi
Articles connexes
- Zagreus et Iacchos, avatars orphiques de Dionysos ;
- ménades et bacchantes, son bruyant cortège ;
- Silène, son père adoptif.
Bibliographie
- Walter F. Otto, Dionysos, le mythe et le culte, Mercure de France, 1969 (ISBN B0000DORX8) ;
- Jean Brun, Le retour de Dionysos, Les bergers et les mages, 1976 ;
- Marcel Détienne :
- Dionysos mis à mort, Gallimard, coll. « Tel », Paris, 1998 (ISBN 2070742121),
- Dionysos à ciel ouvert, Hachette, coll. « Pluriel », Paris, 1998 (ISBN 2012788955) ;
- Louis Gernet, « Dionysos et la religion dionysiaque : éléments hérités et traits originaux », Anthropologie de la Grèce antique, Flammarion, coll. « Champs », 1999 (ISBN 2080811053) ;
- Henri Jeanmaire, Dionysos, histoire du culte, Payot, 1991 (ISBN 2228884405) ;
- Maria Daraki :
- Dionysos, Arthaud, 1985 (ISBN 2700305035),
- Dionysos et la déesse Terre, Flammarion, coll. « Champs », 1999 (ISBN 2080813110) ;
- Jean-Pierre Vernant, « Dionysos à Thèbes », in L'univers, les dieux, les hommes, Seuil, 1999.
- Atrium Musicae de Madrid, Musique de la Grèce antique, Harmonia Mundi.
Lien externe
Catégorie:Divinité olympienne
Catégorie:Progéniture de Zeus
Catégorie:Mythologie de Béotie
ja:ディオニュソス
ko:디오니소스
Eschyle
Eschyle (en grec ancien Αἰσχύλος / Aiskhúlos), né à Éleusis en 526 av. J.-C., mort à Géla (Sicile) en 456, est le plus ancien tragique grec dont l'œuvre ait survécu.
Biographie
Il naît à Éleusis en Attique, lieu de la célébration des mystères du même nom, d’une famille noble. Il est dans sa jeunesse le témoin de la fin de la tyrannie des Pisistratides à Athènes.
Il est l’un des « Marathonomaques » : il prend part, dans le cadre des guerres menées contre les Perses, à la bataille de Marathon (490) ainsi qu’à celle de Salamine en 480. Certaines de ses œuvres, comme Les Perses ou Les Sept contre Thèbes, doivent beaucoup à cette expérience de la guerre. Il est également le témoin du développement de la démocratie athénienne. Les Suppliantes contient ainsi la première référence qui nous soit parvenue à un « pouvoir du peuple ». De même, la représentation de la création de l’Aréopage, tribunal chargé de juger des homicides, dans les Euménides, paraît un soutien à la réforme d'Éphialtès (462 : transfert des pouvoirs politiques de l'Aréopage au conseil des Cinq-Cents). À une certaine époque, dit-on, il est poursuivi pour avoir divulgué les mystères d'Éleusis, mais il réussit à se disculper.
Après la représentation de l'Orestie, il se rend à Syracuse, sur l’invitation du tyran Hiéron. Il meurt à Géla, en Sicile, d’avoir reçu sur la tête, selon la tradition, une tortue qu’un gypaète barbu avait lâché sur sa tête chauve, qu'il avait prise pour une pierre.
Les magistrats accordèrent de jouer ses pièces après sa mort, honneur exceptionnel.
Il a un fils, Euphorion, comme lui poète tragique.
Œuvre
Eschyle écrivit 73 pièces (ou 90, suivant les sources) et gagna sa première victoire en composition dramatique en 484. Il remporta 13 victoires au cours de sa vie. À ses débuts, il fut le rival de Pratinas, Phrynichos et Choerilos d'Athènes, et à un âge plus avancé de Sophocle qui le battit en 468.
Sept pièces seulement nous sont parvenues ; nous savons que six d'entre elles proviennent de tétralogies qui ont gagné des prix :
- Les Perses (Πέρσαι / Pérsai), représentée en 472 ;
- Les Sept contre Thèbes (Ἑπτὰ ἐπὶ Θήϐας / Heptà epì Thếbas), représentée en 467 ;
- Les Suppliantes (Ἱκέτιδες / Hikétides), représentée probablement en 463 ;
- L'Orestie, représentée en 458, qui comprend :
- Agamemnon (Ἀγαμέμνων Agamémnôn),
- Les Choéphores (Χοηφόροι / Khoêphóroi),
- Les Euménides (Εὐμενίδες / Eumenídes) ;
- Prométhée enchaîné (attribution discutée).
D'autres pièces ne nous sont malheureusement pas parvenues mais nous savons qu'elles ont existé :
- trilogie de 467 : Phinée, Glaucos — Sphinx (drame satyrique) ;
- trilogie de 463 : Les Danaïdes, Les Égyptiens ;
- trilogie de 458 : Protée (drame satyrique) ;
- trilogie de Prométhée : Prométhée délivré, Prométhée porte-feu.
De nombreux fragments ont également été conservés. Ils ont été rassemblés par Stefan Radt dans le troisième volume des Tragicorum Græcorum Fragmenta (Göttingen, 1984).
Le fondateur de la tragédie
On considère généralement Eschyle comme le « créateur de la tragédie », suivant l'expression de G. Murray. Il a rendu possibles un véritable dialogue et une action dramatique en :
- donnant à la tragédie des lois rigoureuses ;
- dégageant le théâtre du lyrisme choral ;
- introduisant le dialogue et l'action ;
- introduisant un 2 personnage ;
- innovant sur le plan du masque, du costume et de la mise en scène en les simplifiant ce qui leur donne plus de puissance expressive.
Voir aussi
Articles connexes
- Sophocle et Euripide ;
- tragédie grecque ;
- théâtre grec antique.
Bibliographie
- Paul Demont et Anne Lebeau, Introduction au théâtre grec antique, Livre de Poche, coll. « références », Paris, 1996 ;
- Gilbert Murray, Æschylus, The Creator of Tragedy, Clarendon Press, Oxford, 1940 ;
- ;
- Jacqueline de Romilly, La crainte et l'angoisse dans le théâtre d'Eschyle, Les Belles Lettres, Paris, 1971.
Catégorie:Canon alexandrin
Catégorie:Littérature grecque classique
Catégorie:Théâtre grec antique
Eschyle
Eschyle
Eschyle
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Sophocle
Sophocle (en grec ancien Σοφοκλῆς / Sophoklễs) est, avec Eschyle et Euripide, un des seuls auteurs de tragédie grecque dont l'œuvre nous soit parvenue, même partiellement.
Biographie
Sophocle naît en 495 ou 496 av. J.-C. à Athènes. Il est le fils d'un riche Athénien, Sophilos, propriétaire d'esclaves forgerons et charpentiers. D'après Aristoxène et comme semble le confirmer sa dernière œuvre, son dème est Colone, en bordure de la ville. Il reçut une bonne éducation et notamment suivit les leçons de Lampros, ce qui lui permit à 15 ans de conduire le chœur après la victoire de Salamine. Sa carrière d'auteur tragique fut couronnée de succès puisqu'à 27 ans, il remportait le premier prix face à Eschyle et en tout il remporta 24 victoires, arrivant second toutes les autres fois.
Il eut également une carrière politique puisqu'en 443 il fut hellénotame de la ligue de Délos (administrateur du tribu versé par les alliés d'Athènes) et stratège en 440 auprès de Périclès (il participa à la campagne de Samos). En 413, après le coup d'état consécutif à l'échec sicilien, il est un des commissaires du conseil qui conduisit au régime oligarchique de 411. Il doit essentiellement ces charges à ses succès dans la tragédie.
Il fut marié à l'Athénienne Nicostraté qui lui donna un fils, Iophon. Il eut également une maîtresse sicyonienne du nom de Théoris, avec laquelle il eut un autre fils, Ariston, père de Sophocle le jeune. On dit que peu avant sa mort, un conflit d'héritage amena Iophon à engager un procès contre son père devant le conseil familial afin de prouver la sénilité de celui-ci. La simple lecture de sa dernière œuvre mit fin au procès.
Il mourut en 405 et sa dernière pièce, Œdipe à Colone, fut jouée la même année à titre posthume.
L'auteur
Il a créé le « troisième acteur » (tritagoniste), en ce sens qu'avant lui il n'y avait jamais plus de deux acteurs sur scène, chœur mis à part. Le théâtre grec ne connaîtra néanmoins jamais plus de trois acteurs, les rôles secondaires étant souvent joués par la même personne.
Il a également introduit les péripéties et il a abandonné le système de la trilogie.
Œuvres
Il fut l'auteur de cent-vingt-trois pièces dont vingt ou vingt-deux drames satyriques. La plupart ont été perdues.
Tragédies
- Ajax (466)
- Antigone (441)
- Les Trachiniennes (entre 450 et 440)
- Œdipe roi (430)
- Électre (entre 430 et 420)
- Philoctète (409)
- Œdipe à Colone (406)
Pièces perdues
- Érigoné
Drames satyriques
- Les Limiers
Voir aussi
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ja:ソポクレス
ko:소포클레스
1603Catégorie:1603
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Cette page concerne l'année 1603 du calendrier grégorien.
Événements
- 3 septembre : Le roi Henri IV autorise les Jésuites à rentrer en France.
- Dates non renseignées ou inconnues :
- Au Japon, Tokugawa Ieyasu devient shôgun.
- Début de la colonisation française en Amérique du Nord, Terre-Neuve, Nova Scotia et Nouvelle-France.
- Début de la période « des Tokugawa » au Japon (fin en 1867).
- Début de la période Edo au Japon. Les Tokugawa gouverneront le Japon en tant que Shogun jusqu'en 1867
- Début du règne de Jacques I (James I) d'Angleterre (fin en 1625).
- Début du sultanat ottoman de Ahmed I (fin en 1617).
- La pièce de William Shakespeare Hamlet est donné pour la première fois.
- Le premier spectacle de théâtre Kabuki est donné au Japon.
- Les Ottomans perdent Bagdad au profit des Perses.
- Création de la première société savante du monde : l'Accademia dei Lincei (qui peut se traduire par Académie des Lynx) par Federico Cesi (1585-1630).
- John Jonston, britannique auteur d'une encyclopédie zoologique († 1675).
- 24 mars : Élisabeth Ire d'Angleterre, reine d'Angleterre
- Jacques VI d'Écosse monte sur le trône d'Angleterre sous le nom de Jacques Ier.
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Action
- Sens généraux :
- L'action, en philosophie.
- L'action, en physique.
- Une action de société.
- Au sens juridique :
- une action civile, action ouverte à la partie lésée pour obtenir réparation ;
- une action directe, action exercée par un créancier contre son débiteur ;
- une action d'état, action civile portant sur l'état civil d'une personne ;
- une action oblique, action indirecte exercée par un créancier à la place de débiteur ;
- une action paulienne, action d'un créancier pour demander l'annulation d'un acte d'appauvrissement effectué par son débiteur ;
- une action réelle ;
- une action publique, action en justice effectuée par le Ministère public.
- Autres acceptions :
- L'action du manche d'un instrument à cordes.
- Action directe, un groupe armé.
- Action, une chaîne de télévision thématique française.
- Action, un comics anglais controversé des années 70.
- Action Comics, un comics états-unien consacré à Superman.
- Action directe, une pratique politique refusant toute légitimité à une autorité.
simple:Action
Metteur en scène
Metteurs en scène
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::Voir aussi l'article : mise en scène
__NOTOC__
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- André Antoine
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B
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C
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